Parce que votre jardin le vaut bien…
Quelques remarques préalables
Avant de tondre ma pelouse, je me renseigne auprès de la mairie pour connaître les horaires dédiés à cette activité. Si aucun arrêté concernant les activités bruyantes n’a encore été pris, je respecte mon voisinage en évitant de passer la tondeuse tard le soir ou le dimanche
Avant d’avoir la main verte, un bon jardinier doit être…paresseux !
En effet, le vent, les oiseaux et les insectes sèmeront à ma place. Laisser faire les alliés naturels pour l’élimination des parasites (coccinnelles contre les pucerons) et la fertilisation de la terre (vers de terre…).
- J’aménage des carrés sauvages ou je laisse des tas de bois morts pour les attirer naturellement - Je favorise la mise en commun de certains matériels utilisés rarement (coupe-haie, tronçonneuse, motoculteur…).
- Un bon moyen de participer à ce mode de fonctionnement (ou de l’initier), est de demander à ses voisins quel matériel leur manque - Je privilégie les produits portant l’Ecolabel européen (amendements organiques) ou la marque NF Environnement (composteurs individuels, mobilier de jardin, sacs-poubelles…).
- J’évite les emballages inutiles en adaptant la quantité achetée à ce qui sera nécessaire (graines, semences, terreau…) en sachant que, conservés à l’abri, ces produits se gardent longtemps.
Pour mon potager et mes fleurs.
Pour mon potager, j’économise l’effort du labour. Le labour est une tâche ardue qui fragilise le sol. Je préfère la technique traditionnelle du paillis qui consiste à récouvrir le sol de végétaux pour limiter l’évaporation et la pousse de mauvaises herbes. La terre n’en sera que plus enrichie et protégée
- J’attire des insectes pollinisateurs dans mon jardin pour favoriser la biodiversité. Les fleurs et les plantes aromatiques (romarin, lavande, thym, ciboulette…) font le bonheur des insectes. Le mieux c’est de jouer la diversité en plantant différentes espèces.
- Je n’utilise pas d’insecticides dans mon jardin, car ces produits sont nocifs pour l’environnement et pour ma santé. Un jet d’eau suffit à faire tomber les pucerons et cochenilles des plantes, des arbres et des arbustes.
- Je plante des oeillets d’Inde, de la ciboulette, des oignons, de l’ail, du basilic, et autres plantes semblables, car leur odeur et les sécrétions de leurs racines éloignent certaines espèces d’insectes.
- J’utilise les déchets organiques (nourriture, branchages, herbe de tonte...) pour faire un compost 100 % naturel. Les jardiniers-amateurs seraient responsables pour ¼ de la pollution des eaux de surfaces et des nappes souterraines.
- Je fabrique mon propre compost, une solution facile, économique et écologique. 1/3 des déchets qui finissent dans nos poubelles peuvent être compostés : épluchures ménagères, déchets de cuisine (coquilles d’œuf, marc de café, pain,cendre) et tontes de gazon, constituent le meilleur engrais naturel.
Cela évite l’utilisation de produits chimiques, limite la consommation de terreaux horticoles à base de tourbes naturelles et participe à diminuer le volume des ordures ménagères.
La gestion de l’eau
J’utilise des techniques économes en eau : goutte-à-goutte, tuyaux suintants, paillage lors de fortes chaleurs pour conserver l’humidité du sol... et je récupère l’eau de pluie au bas des gouttières.
- J’arrose mon jardin le soir quand l’évaporation est moins forte, ce qui me permet de faire une économie d’eau de 50 % en moyenne pour la même efficacité.
- Je recouvre le sol au pied des plantes, des arbres et des arbustes d’une couche d’herbe coupée ou de copeaux de bois, feuilles sèches, paille, écorces, paillettes de lins… pour absorber l’eau et conserver l’humidité.
Les bonnes recettes de Marie
Pour mes plantations, je bannis les traitements chimiques « totaux ». Il est rare d’avoir à lutter en même temps contre des insectes et contre une maladie. Je procède donc par étapes.
- Pour les insectes nuisibles, je préfère leurs ennemis naturels (pucerons, araignées rouges…), et j’utilise le purin d’orties (obtenu en 2 semaines en recouvrant d’eau des orties fraîches dans un récipient) dilué à 10% et pulvérisé sur les cultures.
- Pour les maladies, je privilégie les espèces végétales locales bien adaptées à l’environnement et plus résistantes. - Pour faire fuir les limaces, je décapsule une bouteille de bière ! Une soucoupe de bière posée autour des jeunes plants est un moyen radical, facile et écologique de repousser les limaces. Etendre de la cendre de bois est également une astuce très efficace.
- Pour lutter contre les pucerons, je me fais aider par leurs ennemis naturels. On peut se procurer dans toutes les bonnes jardineries des larves de coccinelles. Une seule larve est capable de dévorer plus de 100 pucerons par jour !
- Je pense aux décoctions de végétaux pour lutter contre les maladies de mes plantations. Faire macérer dans de l’eau des orties ou des feuilles de rhubarbe et pulvériser sur les plants malades : un moyen naturel et inégalé pour préserver la beauté de mes plantations.
- Je fais prendre le thé à mes plantes. Les fonds de théière et de tisanière seront fort appréciés par mes plantes qui y puiseront des composants essentiels à leur bien-être et remplaceront avantageusement les engrais chimiques. |